Selon un sondage CSA pour le journal La Croix et l'Association des parents d'élèves de l'enseignement libre (APEL) publié en avril dernier, 67 % des français se disent pour une remise en cause du principe du "collège unique", et 81% pensent que la création de '' parcours plus individualisés […]

Actualités : Collège unique, combien de temps encore ?

Publiée le 01 mai 2011 dans la catégorie Archives


Selon un sondage CSA pour le journal La Croix et l'Association des parents d'élèves de l'enseignement libre (APEL) publié en avril dernier, 67 % des français se disent pour une remise en cause du principe du "collège unique", et 81% pensent que la création de '' parcours plus individualisés pour les élèves'' est nécessaire.
Un an plus tôt, un sondage SOFRES réalisé en mars 2010 pour le SNES-FSU, révélait que 73 % des jeunes enseignants du secondaire pensaient que " leur vocation à accueillir tous les élèves " était un " objectif irréaliste ".

Le collège unique fait parler, ou plutôt écrire : les articles dans les blogs se multiplient et déchaînent les passions.

Des classes de plus en plus ingérables
D'un côté, les enseignants parlent de conditions de travail impossibles dues à des classes ingérables par leur trop grande disparité. Beaucoup parlent d'élèves qui n'ont rien à faire dans la classe tant leur niveau est faible, des jeunes que des années d'échecs cumulés ont transformé en perturbateurs plus ou moins violents qui «pourrissent » les cours et empêchent les autres de travailler. Certains avouent leur soulagement lorsque l'un d'eux est absent, renvoyé, ou même, venu s'ajouter à la trop longue liste des décrocheurs ... Des profs qui étalent leurs désillusions, qui parfois craquent devant un tel sentiment d'impuissance.

Un système qui « casse » les plus faibles
De l'autre, les parents dénoncent un système humiliant qui « casse » les plus faibles et   s'interrogent : ''De qui se moque t-on ''? … A qui veut-on faire croire qu'un jeune sortant de CM2 sachant à peine lire et écrire va à la fois rattraper les lacunes de 5 années de primaire et avaler les connaissances des 4 années de collèges nécessaires à l'acquisition du fameux socle commun de compétences, ceci à coup de quelques heures de soutien par-ci par-là, sachant que le désastre est souvent tel que nul ne sait par quel bout s'y attaquer ? Des parents qui croient plutôt en la prise en compte des différences de rythmes et capacité d'apprentissage des élèves et prônent des parcours différenciés afin que chacun puisse y trouver son compte et enfin trouver un intérêt à l'école.

Mais alors, si parents et enseignants sont majoritairement pour le principe de repenser l'accueil au collège, pourquoi à chaque tentative de réforme évoquant la possibilité d'un système à parcours multiples, entend-on crier au scandale ? Qui sont les farouches défenseurs du collège unique et de son socle commun de compétences ? Qui sont ceux qui se révoltent contre une ''mise à l'écart de ces jeunes dans des filières ghetto'', qui parlent de ''stigmatisation'' à leur égard, de ''spoliation de leur droit à l'éducation'', etc, etc...? Qui sont donc les défenseurs de ce principe ''irréaliste'' ?

Caroline Proust
 

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