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Livres

 
Livres

- « Même pas grave ! : L'échec scolaire, ça se soigne ». Olivier Revol, Editions Jean-Claude Lattès, 284p


Médecin psychiatre des hôpitaux, responsable d’un Centre de Référence pour les Troubles du langage à Lyon, l’auteur parle de sa découverte des troubles des apprentissages. Formé à Montréal au Québec, il brosse par petites vignettes des portraits d’enfants en échec scolaire et en souffrance. Simple et didactique, il décrit le parcours souhaitable pour un enfant connaissant des troubles d’apprentissage : Un bilan précis et exhaustif de l’ensemble des fonctions cognitives (langage, mémoire, praxies, attention, fonctions sensorielles et motrices) et de la personnalité.

- « Jeunes en situation de handicap, de l’école vers l’emploi », en collaboration entre AAD et la FLA. Editions Fabert (2004). En savoir plus | Commander

- « The Brain That Changes Itself » (Le cerveau qui se change lui-même). Norman Doidge, Viking Books, 448p. En anglais, accessible.

Dans ce livre, l’auteur canadien s’appuie sur les recherches les plus récentes pour illustrer la plasticité spectaculaire du cerveau. Par plasticité, on entend la capacité du cerveau à récupérer des fonctions perdues, ou au développement atypique, par entraînement approprié ou par compensation. Des chapitres intéressants sur les troubles du développement et en particulier les troubles d’apprentissage (dyslexie notamment). Un enthousiasme qui manque parfois un peu d’esprit critique (la méthode Tallal pour la rééducation de la dyslexie a été sévèrement critiquée par la recherche, comme toute méthode d’ailleurs qui prétend résoudre ce syndrome multiple et complexe par une approche unique et universelle). Un chapitre curieux sur le destin de Barbara Arrowsmith Young, petite fille aux graves troubles d’apprentissage ayant dépassé les obstacles et qui a monté plusieurs écoles au Canada appliquant sa méthode de rééducation intensive.

- « Les neurones de la lecture ». Stanislas Dehaene et Jean-Pierre Changeux, Odile Jacob. 478p


Par un des spécialistes de la lecture, professeur au Collège de France. Description minutieuse et s’appuyant sur les dernières recherches en psychologie cognitive et imagerie fonctionnelle des mécanismes présidant à l’acquisition de la lecture. Selon l’auteur, l’écrit étant une technique culturelle d’apparition récente, son accès, à la différence du langage oral, n’est pas une fonction ayant pu être sélectionnée par l’évolution. De ce fait, des neurones spécialisés dans la reconnaissance de formes doivent être « reprogrammés » afin de se spécialiser dans le traitement des caractères écrits. Pour Stanislas Dehaene, par un entraînement adéquat, une zone spécifique du cerveau la « Word Visual Form area » (la zone de reconnaissance des mots) devient progressivement un module dédié à l’écrit. Une synthèse utile pour comprendre les enjeux de la dyslexie, son dépistage, les pistes de  rééducation et de remédiation.


- « Viens voir comment vivent les hommes : L'enfant qui dit non à l'école », Dominique Agniel. Editions de l’Equateur. 222p

Que faire lorsque son fils va mal à l’école, qu’on a consulté psychiatres, médecins, astrologues et rebouteux, qu’on a changé d’école, de thérapeute, d’orthophoniste, bref, tout fait pour l’aider et que rien ne marche ? Que faire quand il a fallu attendre qu’il ait douze ans pour apprendre qu’il était tout simplement hyperactif avec des déficits d’attention et que les médicaments proposés ne tiennent pas leurs promesses ? L’auteur a trouvé une voie originale et séduisante : L’amener faire le tour du monde aux confins des terres habitées chez les Inuits, les nomades du désert ou sur un volcan cerné par l’océan. Pour l’arracher à un monde où il se blesse et où l’on se blesse, pour lui montrer l’école d’ailleurs. Livre attachant sur un parcours un rien désenchanté.


- « Le voyage d’Anton ». Mariana Loupan, Presses de la Renaissance.

Un livre émouvant sur une mère et son enfant à la recherche d’un espoir. Né avec un trouble du développement, Anton se développe avec retard. Sure que son enfant a un vrai potentiel intellectuel, sa mère écume Paris dans l’espoir toujours déçu de trouver réponse à ses questions. D’hôpitaux surchargés et en manque de temps aux praticiens douteux, ne reculant devant aucun sacrifice en temps et en argent, cette mère trouve indifférence, et s’épuise à trouver les compétences qui pourraient aider son fils. C’est seulement en coupant le lien avec la France et en allant envers et contre tout s’installer en Israël qu’elle découvre une équipe pluridiscplinaire (neuropsychologues, spécialistes de l’éducation etc…), qui aura la patience de mener à bien un bilan complet des facultés de son fils. Avec cette originalité : il s’agit du Centre Feuerstein de Tel Aviv, spécialisé dans l’évaluation du potentiel d’apprentissage. En effet, au lieu d’estimer simplement les capacités ici et maintenant de l’enfant, l’évaluation est censée estimer le chemin que l’enfant est encore en mesure de parcourir. Idée fondamentale, mais encore très débattue et dont la mise en place opérationnelle ne fait pas l’unanimité.

Au détour de ce livre, on apprend à découvrir l’œuvre à la beauté frémissante du prix Nobel de littérature, Kenzaburo Oê, père d’un enfant handicapé et compositeur.